Plus qu’un simple itinéraire de randonnée, le Sentier national au Québec est un corridor naturel et humain qui invite à explorer la beauté et la diversité du territoire. Découvrez-en plus sur ce sentier au potentiel exceptionnel.
1 834 kilomètres et 9 régions
Le Sentier national au Québec traverse neuf régions touristiques, reliant entre elles des paysages parmi les plus spectaculaires de la province. Plus qu’un simple tracé, il rassemble des itinéraires devenus mythiques, comme la Traversée de Charlevoix ou le SIA-QC. En le parcourant, vous suivrez un fil conducteur qui relie territoires, villes et humains, et vous découvrirez à la fois la diversité des milieux naturels et la richesse des communautés qui les animent.
Un corridor écologique exceptionnel
Le Sentier national au Québec traverse plus de 100 aires protégées, ce qui en fait un corridor écologique d’exception. Pourtant, il ne bénéficie que d’une protection minimale, insuffisante pour préserver son intégrité écologique et l’expérience nature des randonneurs.
Depuis 2021, la SNAP Québec et Rando Québec unissent leurs efforts pour faire reconnaître le Sentier national comme un patrimoine naturel et récréatif à protéger. Ce travail de collaboration à mené à l’élaboration d’une storymap consultable ci-dessous.
Les enjeux de développement
Le développement du Sentier national au Québec (SNQ) fait face à de nombreux défis qui expliquent pourquoi, malgré 35 ans d’efforts essentiellement bénévoles, le tracé reste inachevé.
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La tenure des terres : L’aménagement nécessite l’obtention de permis gouvernementaux sur les terres publiques et la négociation — ainsi que la pérennisation — de droits de passage chez les propriétaires privés.
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Les conflits d’usage : La multiplicité des acteurs sur le territoire et l’altération constante du milieu forestier menacent la stabilité du tracé.
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Les enjeux financiers : Entretenir un réseau d’une telle ampleur est un combat permanent pour les OBNL et les petites municipalités, dont les ressources sont souvent insuffisantes.
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La main-d’œuvre et la saisonnalité : Le manque de travailleurs qualifiés et de bénévoles freine le déploiement, d’autant que les travaux ne sont possibles que durant les cinq mois où le sol est praticable.
Pour approfondir le sujet, nous vous invitons à consulter notre storymap qui présente plus en détail l’avancement des travaux et les tracés projetés.

